YVONNE

Ce texte apparaitra en pré-générique de fin pour boucler ce moment avec Yvonne.

Le 8 mars 1943, nait la petite Annie Gardère. Benjamine de trois enfants. Elle décède d’une méningite le 7 juillet 1943 en zone libre. Sa mère, Yvonne, décide d’enterrer sa fille dans le caveau familial à Parleboscq dans Les Landes, en zone occupée. Avec le soutien de son mari, et bravant les risques, elle dissimule son bébé à l’intérieur d’une valise et quitte la zone libre pour un trajet de 10 heures de train. Ce film est le récit de cette histoire.

 

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Un court métrage de Brigitte COQUELLE

Extrait de la note de la réalisatrice : 

Lorsque André, mon tendre ami, m’a raconté cette histoire, l’histoire de sa grand-mère YVONNE et de sa tante la petite ANNIE, cela m’est apparu comme un acte héroïque hors du commun. Immédiatement j’ai revu des scènes du film JULIA où Jane Fonda transporte, sur sa tête, dans sa toque en fourrure quelque chose de très risqué pendant cet interminable voyage en train durant cette terrible seconde guerre mondiale.

Le principe du court-métrage m’obligeait à imaginer un film conceptuel où, à chaque seconde Yvonne soit centrale, la valise soit centrale et le spectateur soumis à une intrigue dont il sente l’émotion bouleversante sans avoir, jusqu’à la fin, l’explication de ce qu’il en est exactement.

Je souhaite être dans une épuration des décors. Nous ne verrons que le quai de la gare, le compartiment du train réduit au périmètre très serré sur Yvonne. Yvonne et la valise seront tout le temps présentes.

La musique et le fond sonore seront des indicateurs forts qui permettront de donner des éléments contextuels forts. Des archives brutales et remuantes de la guerre incrusteront une partie du trajet.

Le tout sera rythmé par Kathleen Ferrier chantant les Kindertotenlieder de Gustav Mahler, exception vocale en accord parfait avec le sujet dans son fond et dans sa forme.

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- Brigitte COQUELLE