TROIS SOEURS

Lorsqu’elle apprend que son père va mourir, Marie décide de revenir dans le village de son enfance qu’elle a fui près de trente ans plus tôt, laissant deux soeurs derrière elle. À son arrivée, elle retrouve la maison familiale et la figure d’un patriarche qui n’a cessé de la hanter pendant les années de son exil. Pour Marie, c’est une épreuve de rédemption : ses soeurs peuvent-elles lui pardonner sa désertion, et Marie pourra-t-elle un jour pardonner au père?

Scénario et Réalisation de JEAN-BAPTISTE DEL AMO 
Avec Béatrice Dalle, Élodie Bouchez, Dominique Reymond 
 
 Tournage en Midi-Pyrénées en mai 2018

 

Jean-Baptiste Del Amo est un jeune écrivain marquant, au talent rare qui augure d’une carrière étonnante. Son œuvre littéraire compte déjà 4 romans fulgurants.

Tout d’abord UNE ÉDUCATION LIBERTINE, roman couronné par le prix Goncourt du premier roman et du prix François Mauriac de l’Académie Française.

Alors qu’il est pensionnaire de la Villa Médicis à Rome, il publie son deuxième roman, LE SEL aux éditions Gallimard puis dans la foulée son troisième roman PORNOGRAPHIA qui est récompensé par le prix Sade.

Lors de sa dernière résidence à la Villa Kujoyama, au Japon, il poursuit plusieurs projets personnels dont son dernier roman RÈGNE ANIMAL, Prix de la Rentrée littéraire 2016 et Prix Inter 2017 (aux éditions Gallimard).

En marge de son travail littéraire, Jean-Baptiste se consacre à l’écriture de plusieurs projets cinématographiques pour lesquels il s’impliquera en tant que réalisateur.

Le premier est ce court-métrage TROIS SOEURS » et le second un long métrage qui poursuit sa volonté de collaborer avec Béatrice Dalle.

Extrait de la Note du Réalisateur :

 

Le temps de la contemplation et du silence est très important dans Trois Sœurs, afin d’incarner les non-dits, les secrets, les rancœurs, mais aussi cette « suspension » propre aux périodes de deuil. Bien que centrale, la séquence de la toilette mortuaire du père n’est quasiment pas dialoguée. C’est à ce moment-là que les sœurs se retrouvent et parviennent sans doute à une forme d’apaisement. Il y a, dans leurs gestes (presque chorégraphiés), dans le rite même, une beauté qui échappe aux mots, et que je voudrais parvenir à restituer à l’image par une attention portée aux mains, aux visages, aux corps qui se meuvent autour du lit...