ANNE

Anne n’a qu’une seule chose en tête : danser.
Alors qu’elle souhaite s’inscrire à un cours de danse, on lui refuse l’accès en ne voyant qu’une seule chose sur elle : la différence, comme une tâche indélébile sur son visage.

Scénario et Réalisation de Constance BRIAND 
Avec Anne BRIAND

Portée par son envie d’écrire, Constance Briand intègre un cursus littéraire à la Sorbonne mais son désir de faire du cinéma est plus fort. Sa soif d’aventure et sa curiosité naturelle la conduisent à Montréal pour y suivre une formation de cinéma et s’initier à la photographie.
C’est la bas qu’elle débutera l’écriture de son premier long métrage. Elle rentre alors en France avec une trajectoire claire : écrire, jouer et réaliser.
Son premier court métrage ANNE en tant qu’auteure et réalisatrice lui a permis de conforter son choix de s’orienter vers la réalisation.

Extrait de la Note de la Réalisatrice :


À travers ce court métrage, j’ai souhaité parler du handicap en le montrant tel qu’il existe au sein de la société.
Car finalement, le plus grand handicap d’Anne en particulier, et des personnes trisomiques en général, n’est pas tant lié à leur condition qu’à l’accueil que la société leur réserve.
J’ai donc choisi de construire la narration du film autour d’un concept particulier : on ne voit jamais le visage d’Anne tout au long de son parcours, jusqu’au moment où elle se retrouve face à un refus : celui d’intégrer un cours de danse. 
Ce concept a pour objectif de présenter Anne comme une personne lambda. 
J’ai souhaité ouvrir et clôturer ce court métrage sur une image symbolique, celle d’une tâche qu’Anne cherche à faire partir de son manteau. Cette tâche est la métaphore du handicap d’Anne, d’une différence qu’elle doit porter et assumer. Finalement, Anne finira par accepter sa différence d’elle-même en cessant de frotter cette tâche et en allant de l’avant. 
Les lettres du prénom ANNE apparaissent une à une, et viennent s’ancrer au fil du film, apportant une intrigue entre chaque séquence qui se révèle au fur et à mesure que les lettres apparaissent.
À l’image du montage, les lettres s’assemblent pour créer et former un tout, un mot, qui prend alors sens; un prénom, celui de Anne. C’est d’ailleurs le seul mot qu’elle dira et le seul à retenir parmi tous les autres mots prononcés.