MORNING SUN

Élève en classe de terminale, Roy multiplie les provocations et ne sait que se rendre détestable auprès du corps enseignant. Un jour, elle franchit une ligne qui lui vaut un conseil de discipline. Exclue de son lycée au cours d’une année décisive qui est celle du bac, Roy intègre un nouvel établissement. Très vite, son attitude perturbatrice se heurte à sa nouvelle proviseure, madame Kasalm. Entre admiration non assumée et provocations, Roy se délecte de ce bras de fer avec l'adulte. De son côté, Kasalm se laisse toucher par les paradoxes de l'adolescente ; rebelle mais attachante, insolente mais intelligente. Elles parviennent à s'apprivoiser mutuellement et Roy semble reprendre en considération son avenir.  Mais soudain tout s’arrête. Kasalm se mure dans une indifférence calculée et le dialogue avec l’adolescente est rompu. Déroutée, Roy, va tout faire pour tenter de retrouver son idéal perdu.

 

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Un long métrage de Constance BRIAND
Scénario de Constance BRIAND et Ronan DUMESNIL

Extrait de la note de la réalisatrice : 

Après mon bac j’ai eu le sentiment de me trouver dans une impasse, perdue, à la croisée des chemins entre la fin de l’adolescence et le passage à l’âge adulte. L’écriture de ce film s’est alors imposée comme un besoin vital de trouver du sens dans cette transition. Il fallait que j'exprime ce qui criait en moi et je l'ai fait avec l'espoir que ce cri trouve écho chez d'autres. [...] J’ai voulu parler d’errance, de spleen adolescent, de liens forts qui mettent du temps à se construire et se retrouvent brutalement détruits. D’idéal perdu. [...] Ce film se dévoile alors comme une ode à cette période de construction et aux sentiments  destructeurs qui marquent la mort de l'adolescence mais le début de la vie adulte. Une ode à la jeunesse et ses enjeux. Au final, un soleil du matin, promesse d’une belle journée. Morning Sun.

 

- Constance Briand